samedi 24 février 2007

ARKHENGELSK - Acheter le Cd ou des places de concert online

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et pour mieux vous connaitre ce sera plutôt ici : Vers la newsletter .
Biloque

De Caravan sur Planète à Istanbul sur le Bosphore

15 Février

Après une visite d’une équipe de télévision dont le leader est Patrice Blanc Franquart , homme fin et cultivé , nous partons a la chasse au taureaux avec Mounir . Mounir est passionné d’animaux et je suis toujours étonné de son âme de chasseur d’images.IL franchit la clôture et s’approche à une distance tout a fait inconvenable de ces énormes bêtes à corne ...


Le tournage de l’émission s est déroulé dans une ambiance sereine , une partie de la maison s’est écroulée , un preneur de son s’est cassé la jambe et nous avons réussi à improviser un chouette duo avec Mounir.
L émission s’appelle Caravan , elle passe sur planète ...

En fin de soirée Saloua peint les mains de mes filles ....



22 février Istanbul


Avec 2 boules Quiès et un peu d’imagination j’échappe au sound check de la batterie de Marc Erbetta , en effet un ouragan de son de peau envahit la salle et je n’ai qu une envie , fuir... quelques larsens couronnent le tout et m’achèvent. Je meurs ! vite de l’aide , de l’oxygène , mes cellules s’entrechoquent et j’aimerais que le neurochirurgien avec qui j’ai longuement parlé dans l’avion me vienne en aide ....


Istanbul reine des villes, entre l’occident et l’Asie , le chant du muezzin la journée , les clubs le soir , et le Bosphore qui se jette dans la mer et nous invite au voyage.

Bon c’est mon tour de faire ce fichu sound check, je chasse mes pamirs et descend dans l’arène.

dimanche 18 février 2007

Pour en savoir plus sur Arkhangelsk

Les liens vidéos :
La Blogothèque

le making off

et des extraits musicaux sur Myspace.

Ce que je peux dire d'Arkhangelsk

Arkhangelsk est une ville russe située à 900 Kms au nord de Moscou, au bord de la mer Blanche. Les hivers y sont très froids. Il gèle là-bas à terre fendre. Le sol se contracte, se déchire,craquèle, s'éventre, gonfle, se détend...Et les anciennes bâtisses en bois naviguent là-dessus, toutes de guingois. Nous avons joué plusieurs fois dans cette ville.
Un matin, après avoir passé la nuit dans un club au 3ème étage d'un immeuble de la banlieue, nous sommes sortis reprendre l'air et, stupéfaits, hallucinés, nous avons découvert un décor de bande dessinée avec des maisons de travers à perte de vue ! Tout un paysage comme secoué par la nuit qu'il venait de traverser. La première réaction fut de se demander si nous n'étions pas nous mêmes un peu secoués après quelques vodkas. Mais nous nous rendîmes à l'évidence de cette vision étrange.
Ensuite, c'est entre deux séances d'enregistrement de ce CD que j'ai découvert, au musée de l'art brut de Lausanne, les oeuvres de l'anarchitecte Richard Greaves, et ce, grâce au travail du photographe Mario del Curto. Greaves vit à 2 heures de Québec dans la forêt immense. Ses cabanes défient les lois de la pesanteur. Construites sans instruments de mesure et aujourd'hui sans vis ni clous, avec des matériaux de récupération assemblés uniquement par des cordes de Nylon, elles semblent défier les lois de l'équilibre.
Notre musique est pareille à ces constructions chimériques. Petits riens sonores nés du chaos et liés par un fil invisible,elle nous transporte aussi au-delà de ce que nous voyons.
Je me demande encore si Richard Greaves n'est pas passé aussi par cette ville au bord de la mer Blanche, un beau matin de froidure, après une tempête nocturne de bois et de fracas d'étoiles.Pour construire en ses yeux ce rêve éveillé.

Erik Truffaz / Joël Bastard

English Version

Arkhangelsk is a Russian city located 900 km north of Moscow, by the White sea. Winters there are very cold. The frosts over there are earth splitting. The ground contracts, tears, cracks, disembowels, swells, relaxes... And the old wooden buildings float on this, all askew. We have played several times in this city.
One morning, after spending the night in a club on the 3rd floor of a surburbian building, we went out to get some fresh air and, amazed, stunned, we discovered a comic-book scene, with crooked houses as far as the eye could see! A whole landscape as though shaken by the night that it had just been through. The first reaction was to wonder whether we were not ourselves a little shaken after a few vodkas. But we surrendered to the reality of this strange vision.
Then, it was between two recording sessions for this CD that I discovered, at the museum of art brut of Lausanne, the works of anarchitect Richard Greaves, and this, thanks to the work of photographer Mario del Curto.
Greaves lives 2 hours away from Quebec in a huge forest. His huts defy the laws of gravity. Built without measuring instruments and today without screws nor nails, with salvaged materials assembled only by nylon ropes, they seem to defy the laws of balance.
Our music is similar to these wild buildings. Little things of sound born out of chaos and bound by an invisible cord, it also takes us beyond what we see.
I still wonder whether Richard Greaves did not also pass through this city on the edge of the White sea, one beautiful cold morning, after a night storm of wood and star crashes. To build this daydream in his own eyes.

Erik Truffaz / Joël Bastard ( traduction : by David Monnier )

mardi 13 février 2007

Les photos de l'enregistrement de ARKHANGELSK

ARKHANGELSK - Le nouvel Opus d'Erik Truffaz

ERIK TRUFFAZ QUARTET
« ARKHANGELSK »

Sortie: 12 Mars 2007


De la trompette à la voix, il n’y a qu’une mince cloison. Mais elle est essentielle. Arkhangelsk, dernier opus d’Erik Truffaz aborde une dimension encore peu défrichée par le trompettiste et son groupe, celle du chant. La voix humaine, une nouvelle étape ? Pas tout à fait, mais quand même une avancée considérable. L’exploration de terres nouvelles qui correspond à un mouvement initié au fond depuis longtemps. Et c’est un pas immense car la musique elle-même s’en trouve transformée, sollicitée qu’elle est ainsi par des défis d’un autre ordre. Certes, il ne manque pas de trompettistes chanteurs dans l’histoire du jazz, de Louis Armstrong à Chet Baker. Mais Erik Truffaz avoue d’emblée un petit faible pour ce dernier : « Chet Baker est un des chanteurs que je préfère pour le style ». On a parfois moqué la « voix de gonzesse » du trompettiste américain. Cette suspension fragile où passe tant d’émotion fait en tout cas l’unanimité au sein du groupe. Alors, rien de surprenant au fond si parmi les surprises de ce nouvel album, on découvre sur plusieurs morceaux la présence du chanteur britannique Ed Harcourt ainsi que de Christophe. Sans parler bien sûr du rappeur Nya, qui pose depuis maintenant longtemps ses mots scandés sur la musique du quartet.
On a bien écrit « quartet », car il s’agit bel et bien ici de musique de groupe, les compositions étant pour la plupart collectives. D’ailleurs, jamais encore Erik Truffaz et ses compagnons de jeu Marcello Giuliani, Patrick Müller et Marc Erbetta n’avaient atteint une telle cohésion. Et le fait de se lancer un défi en accueillant des chanteurs n’est sans doute pas pour rien dans cette capacité à façonner ensemble un son commun qui donne un tel sentiment d’unité. Ce n’est pas non plus un hasard s’il s’agit incontestablement de l’album le plus ouvertement pop de ce groupe. « I swallow your soul into the red cloud », chante Ed Harcourt sur Red Cloud, le second titre du disque, entraînant à sa suite l’auditeur dans une tempête de neige qu’envahit une brume envoûtante aux accents épiques.
Arkhangelsk est un de ces disques que l’on continue d’écouter. Un disque qui persiste même quand la musique s’arrête ; un disque obsédant. Cela tient beaucoup à la dimension atmosphérique omniprésente dans la plupart des compositions. Une musique qui s’étire, s’étend pour flotter dans l’espace avec ces nappes de trompettes qui évoquent par moments de grands nuages aplanis fuyant dans le ciel. Une musique rêveuse, mentale, non exempte cependant d’une vraie dynamique et même d’une certaine tension. Sans doute la présence de la voix a-t-elle accentué dans les compositions une dimension dramatique plus soulignée que dans les enregistrements précédents. « On s’est beaucoup interrogé sur la façon d’intégrer ces voix au son du groupe, reconnaît Marcello Giuliani. On avait quand même déjà joué en concert avec Christophe, mais là c’était une autre étape. L’enregistrement s’est fait en plusieurs temps. On avait déjà la musique qu’on lui a fait écouter. Il a alors commencé à improviser à l’harmonica puis en yaourt. Très vite, il nous a dit qu’il avait plein de textes dans son ordinateur portable. Dès qu’il a commencé à chanter ses propres mots en trouvant la mélodie ça a démarré, la chanson était lancée. » Ainsi est né « L’un dans l’autre », une belle rencontre entre la voix de Christophe et la musique concoctée par Truffaz et ses amis. Comme cette ouverture, par exemple, qui évoque fugitivement la wah wah de Jimi Hendrix et d’emblée installe une syncope, un rythme en suspension, créant l’espace indispensable pour permettre à la voix de s’épanouir. Quant à Ed Harcourt, il avait déjà chanté avec Truffaz lors d’un hommage à Chet Baker au New Morning. « Dans un morceau, la présence d’un chanteur en fait aussitôt un leader mélodique, mais il fallait impérativement que cela soit en phase avec le son du groupe », analyse le trompettiste. Tout s’organise de ce fait en fonction du chant, sans que pour autant la musique se cantonne au rôle d’accompagnement. Et c’est bien là que réside pour une bonne part la réussite de cet album. En ce sens, on peut parler de rencontre et aussi de la part des musiciens de la réalisation d’un vieux rêve, une envie qui les travaillait depuis longtemps. « Pour nous quatre, c’est une espèce d’accomplissement, souligne Erik Truffaz. Dans le groupe, on aime tous vraiment la voix humaine. Et en ce qui me concerne si je savais chanter comme Ed Harcourt, je préférerais ça à jouer de la trompette. » À quoi surenchérit Marcello Giuliani : « On a tous rêvé d’être chanteurs. On vient de là. On vient des chanteurs. Je suis un fan absolu des Beach Boys, par exemple, et ce qui me plaît avant tout dans le jeu de trompette de Chet Baker, c’est qu’il est proche de la voix. Pareil pour Miles. »
Mais l’album est aussi pour une bonne part composé de morceaux purement instrumentaux, tel ce Miss Kaba placé en ouverture qui sur un tapis rythmique très dense, installe l’ambiance d’entrée de jeu. Un son prenant, tenu, mais qui respire créant un mélange subtil, quelque part entre ciel et terre, et dans lequel on peut voir la tonalité d’ensemble du disque. Autrement dit, la cohérence de cette musique, sa capacité à articuler le vocal et l’instrumental est parfaitement maîtrisée. Du coup, quand la voix intervient c’est presque comme si on y était préparé.

Le nom de cet album, « Arkhangelsk » le cinquième d’Erik Truffaz et de son groupe évoque le grand nord, la neige, le froid et la nuit polaire. Arkhangelsk, ce mot contient déjà en soi toute une poésie. On n’intitule pas innocemment un disque, pas plus qu’une composition. « C’est une ville qui se situe au-delà du cercle polaire au nord de la Russie au bord de la mer Blanche. Nous y avons joué dans le cadre d’une tournée, raconte Marcello Giuliani. C’est vraiment un autre monde avec ses petites maisons toutes de travers aux toits en pentes. On se croirait dans un décor de bande dessinée. Youri, un ami d’Erik, vit là-bas et je n’oublierai jamais cette jam-session qu’on a faite un soir avec beaucoup de bouteilles de vodka. Quand on est sortis du club à trois heures et demie du matin, il faisait jour et l’on a découvert ces petites maisons bizarres qui se déployaient sous nos yeux à perte de vue. On aurait dit une hallucination, mais tout cela était bien réel. » Curieusement quelque mois plus tard, ils découvriront l’œuvre du plasticien Richard Greaves dans une exposition au musée de l’art brut de Lausanne, dont les maisons bizarres comme secouées par un tremblement de terre ressemblaient curieusement à celles d’Arkhangelsk. Ce qui évoque pour Erik Truffaz la genèse d’un morceau, ce passage obligé dans le travail à plusieurs quand le groupe compose à partir d’improvisations où rien n’a encore vraiment trouvé sa forme définitive, les contours sont flous indéfinis, en gestation. « L’idée que du chaos naît peu à peu une structure est très importante dans notre musique. On commence bien souvent par improviser dans le plus grand désordre et c’est de là que surgissent les formes. C’est comme ça qu’on a introduit de nouveaux instruments comme l’orgue Hammond B-3 qu’on n’utilisait pas dans les disques précédents ou qu’on a travaillé beaucoup les percussions en utilisant toutes sortes d’objets, comme des poubelles par exemple. Je pense qu’une des originalités de cet album tient beaucoup à ce travail sur les percussions. Sachant que ce qui compte n’est pas tant de faire tel ou tel truc, mais qu’à l’arrivée cela ait du caractère. »
ERIK TRUFFAZ QUARTET
ARKHANGELSK

Release Date: 12 March 2007

The line dividing the trumpet from the voice is small but crucial. Arkhangelsk, the latest release from Erik Truffaz, mines a seam as yet little explored by the trumpeter and his band: singing. So, is the human voice a new departure? Not entirely, but it is undoubtedly a major step forward, an exploration of new horizons originally set in motion a long time ago. It is also a massive step to take, as the music itself is transformed as it rises to meet a new type of challenge. That’s not to say that the history of jazz isn’t scattered with singing trumpeters, from Louis Armstrong to Chet Baker. Erik Truffaz doesn’t hide his own preference for Baker: “Chet Baker is one of those singers whose style I really love,” although others have on occasion mocked the American’s “girlie voice.” But there’s no doubting the love felt by all the band members for this fragile, delicate vocal style. So it comes as no particular surprise –amongst the many the album has in store – to find that several tracks feature British vocalist Ed Harcourt as well as singer Christophe, and there’s rap courtesy of Nya, whose spoken-word commentaries have long featured in the quartet’s output.

‘Quartet’ is very much the word that sums up the band, as this is a truly collaborative effort, where the majority of compositions are collective works. Never have Erik Truffaz and his sidemen Marcello Giuliani, Patrick Müller and Marc Erbetta achieved such a degree of cohesion. It seems more than likely that the decision to take the plunge and work with singers had a lot to do with helping them to work together to forge a collective sound with such a unified feel. It cannot be a coincidence that this is undoubtedly the group’s most ‘pop’ album to date. “I swallow your soul into the red cloud,” sings Ed Harcourt on Red Cloud, the second track on the album, as he guides the listener into a swirling, epic snowstorm that rages within an enveloping mist.

Arkhangelsk is one of those recordings that you want to keep coming back to, a haunting disc whose echoes resound even after the music stops. This is mainly the result of the atmospherics that pervade most of the tracks. The music stretches and spreads, floating in space to the sound of layered trumpets that at moments remind you of great banks of white clouds scudding across the sky – music from a dreamland, interiorized yet still dynamic, even tense at times. It would appear that the presence of a vocal line has accentuated the dramatic elements of the compositions more forcefully than was the case with previous recordings. “We spent a lot of time thinking about how to incorporate vocals into the band’s sound,” Marcello Giuliani acknowledges. “However, although we’d already done concerts with Christophe, this album was a step-change for us. Actual recording took place in stages. We played him music that we already had; he then started improvising on the harmonica and just singing it free-form. He then told us that he had loads of lyrics in his laptop. The instant he started to sing his own lyrics while grappling for the melody was the moment that the song began to coalesce.” And so they created L’un Dans l’Autre, a wonderful combination of Christophe’s voice and music concocted by Truffaz and his friends. There’s an overture that offers a brief echo of Hendrix’s wah-wah sound as it sets up a syncopated beat, a counterpoint that leaves enough free space for the vocals to really shine. Ed Harcourt had also previously sung with Truffaz as part of an homage to Chet Baker at Paris’ New Morning club. “As soon as there’s a singer on a track it means that you’ve got somebody leading the melody, but it’s absolutely vital for them to be attuned to the group’s sound,” says Truffaz. Everything is therefore, quite naturally, arranged around the vocals, although the music is never relegated to mere backing. And therein lie a good many of the reasons for this album’s success. It would be fair to describe the results as a meeting between vocalists and musicians, for whom this project is the realization of a longstanding ambition. “There’s a certain feeling of fulfillment for the four of us,” explains Erik Truffaz. “Every one of us in the group is truly in love with the sound of the human voice. As far as I’m concerned, if I could sing like Ed Harcourt, I’d rather do that than play the trumpet,” a sentiment echoed by Marcello Giuliani: “We’ve all dreamed of being singers. That’s where we come from, from singers. For instance, I’m a complete Beach Boys nut, and what I love most about Chet Baker’s trumpet work is the fact that it’s so close to singing; the same goes for Miles [Davis].”

However, a substantial part of the album comprises instrumentals, such as Miss Kaba, the track that opens the album. It unfurls a very dense carpet of rhythms that serves as a statement of intent. The sound is compelling, taut, but with enough space to breathe, creating a subtle mixture that opens a window on the style of the entire album, lying somewhere between earth and sky. To put it more simply, the recording fully succeeds in articulating both instruments and voice within a coherent whole, so when the vocals come in, it’s almost as if we’d been waiting for them.

Arkhangelsk, the fifth album from Erik Truffaz and his band, evokes the far North, snow, cold and the polar night. The very word Arkhangelsk is replete with its own poetry. No album is ever named by accident – no more than a song is. “It’s the name of a northern Russian town inside the Arctic Circle, on the banks of the White Sea. We played there as part of a tour,” explains Marcello Giuliani. “It’s truly another world, with small, higgledy-piggledy houses with pointed roofs; it’s like being in a cartoon. Yuri, who’s a friend of Erik’s, lives over there and I’ll never forget the night we jammed there, accompanied only by many, many bottles of vodka. When we left the club it was half-past-three in the morning; it was already daylight, and we came face to face with endless rows of these weird houses. It was like a hallucination, but in fact all too real!” Oddly enough, a few months later they discovered, as part of an exhibition at the museum of primitive art in Lausanne, the work of visual artist Richard Greaves, whose strange houses, which appear to have survived an earthquake, are curiously similar to those in Arkhangelsk. They remind Erik Truffaz of the genesis of a composition, that unavoidable moment in a collaborative working process when the group is composing based on improvisations and where nothing has as yet arrived at its definitive form, the contours remaining vague and undetermined – a work in progress. “The idea that a structure can emerge little by little from chaos is central to our music. We often begin by improvising in a completely free-form style, and then patterns start to emerge. That was how we introduced new instruments, such as a Hammond B-3 organ that we’d not used in our previous recordings, and we used the same methods to work on the percussion, trying all manner of objects – dustbins, for example. I think that one of the novel elements of this album is all the work we put in on the percussion. You’ve got to realize that what’s important is not so much doing any one particular thing, but that at the end you create something with real character.”

samedi 10 février 2007

Erik Truffaz on the web

Retrouvez Erik Truffaz sur le net :
Le site officiel et Myspace.

LES PHOTOS DE L'ENREGISTREMENT